DEFENSE D'AFFICHER 54620

17 octobre 2019

Manifestation pompier 15 octobre 2019

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Lorsque je me suis rendu à la république, j’ai été surpris par l’agitation tumultueuse des manifestants, des sapeurs-pompiers en tenus accompagnés du personnel hospitaliers des urgences en blouse tachées de slogans saignants. Je ne m’attendais pas à voir flotter la sempiternelle figure révolutionnaire de Che au visage de la Liberté. Les nombreuses bannières CGT et SUD ont pris le dessus et la suite des opérations. Fumigène, pétard, et sirènes transformèrent ce début d’après-midi ensoleillé en atmosphère orageuse.
A la Bastille, malgré la discrète présence policière, la colonne de l’insurrection de 1830 fût prise par les combattants du feu. La police n’a pas bronché laissant faire sans baisser sa vigilance.
Les gilets ont quitté leur cachette pour revêtir des torses gueulant l’hymne jaune « on est là…….
J’ai quitté la manif à la Bastille. Dans la soirée j’ai appris par les médias que le flair Play entre uniformes est parti en fumée lacrymo.
Cela m’interroge beaucoup, il aurait été facile de l’éviter. Je ne comprends pas ce personnage en place à Beauvau.

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Extinction Rébellion octobre 2019 Paris

 

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Cela faisait des mois que les murs parisiens murmuraient cette semaine d’action d’Extinction Rébellion. Cela a commencé dans un centre commerciale et s’est terminé à l’assemblée nationale. La convergence avec les gilets jaunes a été timide, pas de grandes embrassades expansives juste quelques cibles communes comme le capitalisme et l'écologie bien sur.

 

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Gilets jaunes et Extinction Rébellion 5 octobre 2019

 

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Trop de chapelle en jaunes

C’est au tribunal porte de Clichy que je rejoints les camarades gilets jaunes, ils se sont mis à l’abri sous la terrasse de l’industrie, un café branché face à la nouvelle tour de la justice. Je pourrais faire un copier-coller tellement ces marches du samedi se ressemblent. Parmi les quelques nouvelles têtes je remarque un autre Jésus que l’habituel en chasuble marron portant sa croix. Chevelu et barbu comme tous les jésus il guidera nos pas jusqu’à la Bastille la nouvelle Jérusalem de la république. Il a entendu une voix lui demandant de sauver la tribu des gilets jaunes de l’esclavage capitaliste, les marchands du temple version 21eme siècle. Il étreint dans ces bras un grand parchemin plastifiés enroulés autour d’un bâton. « Chrétiens avec moi dans la gloire de Jésus-Christ », je lui fais comprendre, difficilement, que je n’en suis pas et que je ferais mon chemin sans lui. Il a d’ailleurs trouver son premier compagnon un jeune homme adorateur du batteur de Motorhead, chacun son dieu. Si il y a plusieurs chapelles chez les gilets jaunes c’est sûr qu’ils combattent le même démon : « Emmanuel Macron oh tête de ………..on ira te chercher chez toi ». Ils ont un peu de mal à sortir de leur tunnel.
Etonnant ces manifestations ou des mécontents brandissent en même temps les couleurs nationales et la bannière anarchiste. Contradictoire, les anars marchent avec les religieux. Place de la république, deux manifs se croisent, les jaunes et les verts qui défendent la cause animale, c’est amical.

 


Place de la bastille, peu nombreux les gilets jaunes se dispersent rapidement dans le calme. Certains se passent le message : Place d’Italie, Jérôme s’est infiltré dans une autre lutte, Extinction Rébellion. c’est leur semaine d’action qu’ils ont estampillé : dernière occupation avant la fin du monde, c’est annoncé. Cette jeunesse a bien préparé cette action. Ils se sont emparés d’une partie du centre commercial Italie 2 et ont affichés leurs publicité anti-consommation. A l’unique porte d’accès de leur camp provisoire une petite équipe filtre les entrées et préconise aux gilets jaunes dissimulés de ne commettre aucune violence. C’est entendu et respecté.
Cette jeunesse avec nos problèmes et leurs solutions me réconfortent. J’ai passé un bon moment à échanger et lire leurs slogans qui peut-être un jour deviendront aussi évident que ceux de leur grand père de 68.
Quand même, se moquer du trop plein médiatique de Chirac qui a occupé tout l’espace cette semaine en respectant sa parole, bravo.
Je vous invite à découvrir ces mots qui peuvent faire du bien là ou çà fait mal.

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Gilets jaunes 28 septembre 2019

 

Gilets jaunes Chalecos amarillos yellow vests 28/09/2019

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Place de la bourse, face à l’agence France Presse, cela porte à sourire comme lieu de rendez-vous des gilets jaunes au milieu de l’ancien quartier de la haute finance. Fin 19eme ici les chapeaux haut forme des grands bourgeois croisaient sur le même trottoir les casquettes de travers d’une classe que l’on commençait à appeler « prolétaire ». Les gros bourgeois entretenaient leurs danseuses dans des appartements cossus éloignées de quelques centaines de mètres de leur hôtel particulier rue de la Victoire. Zola a bien décrit cette comédie humaine dans la saga des Rougon-Macquart.

C’était le début du capitalisme qui engendrera par réaction les anarchistes, la lutte des classes et l’international socialisme. On retrouve presque tout ceci un siècle plus tard, le monde n’aurait pas changé ?

« A bas, à bas le capitalisme » ne vont pas tarder à crier les gilets jaunes qui petit à petit se rassemble sur la cette place de la bourse. La police surveille, fouille, intimide.  

Aujourd’hui la finance a quitté le palais Brongniart, il s’y passe des défilés de mode. Les traders du 21eme siècle ne font plus affaires dans la salle des marchés, tout s’est dématérialisé, digitalisé. Les ordres, achats, ventes et transactions s’effectuent par les serveurs répartis sur tous les continents. Sur les écrans ces sommes échangées ont tellement de chiffres qu’il n’existe pas de portes-feuilles assez gros pour les ranger. L’argent est virtuel pour les très riches, moi j’ai dans mon sac un billet et quelques pièces, environ 10 €, se sera suffisant pour cette journée à condition de ne pas boire un café à 3,5€ à la brasserie Vaudeville.

Midi tapante les gardiens de la paix encerclent les manifestants, la transhumance vers la plaine du 17eme peut commencer. Tambours, sifflets, chansons : le troupeau bien gardé suit la route prévue, aux moindres écarts d’un jaune un bleu le replace.

Quelques minutes plus tard aux rond-point de la grande consommation, au milieu des grands magasins,  les gilets jaunes prennent possession de la chaussée. Cela plait aux touristes asiatiques qui font des selfies avec ces réfractaires gaulois.

Ils se lèvent, ils continuent, ils sont encore là, tous.  Junior le chien qui promène son maitre à vélo chaque samedi, jésus qui porte sa croix de la solidarité, Che agitant son drapeau, Monsieur taxi trottinette ouvre le chemin avec sa sirène, les deux sorcières rouges, les tambours et la guitare, une sacrée caravane chaque samedi dans Paris. Etonnante ! rue de Chazelles, un quartier plus bourgeois que populaire une famille voit peut-être en vrai pour la première fois ces terroristes jaunes décrits dans la presse. Ils semblent rassurés vu le sourire de monsieur et  la curiosité de madame. Au passage, c’est rue de Chazelles que fût assemblés la liberté éclairant le monde, la statue de la liberté quoi. OK rien à voir avec les gilets jaunes.

Et nous voici place du maréchal juin, l’acte 45 se termine là ?

Pas tout à fait la plupart rejoignent la techno parade au pont neuf. J’en suis. Autre ambiance, autre foule, les jaunes prennent la tête du cortège et y font leurs bruits. Derrière, plus nombreuse la jeunesse vibre et se tortille dans les ondes basses fréquences propulsées d’énormes enceintes entassées sur deux camions. Leur caravane c’est du lourd.

Monsieur Taxi Trottinette ne peut plus lutter avec sa sirène de quelques watts dans les hautes fréquences. Deux mondes différents qui se sont retrouvés en hommage à Steve.

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Gilets jaunes 21 septembre 2019

 

21 septembre 09:00 place de la madeleine.

Je glisse dans ma poche cette une affichette trouvée sur une bagnole le long du parcours de la marche pour le climat, celle du 20 septembre. L’image annonce la couleur : noire, c’est parlant. Ce bout de papier chiffonné sera une relique de la jacquerie jaune 2018-2019-20 ??.

 

 

Gilets jaunes Chalecos amarillos yellow vest et 21/09/2019

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Elle s’ajoutera à ma collection de tracs récoltés dans les manifs, les meetings et les campagnes électorales. Des documents historiques, peut-être les derniers en papiers. Et même si tous se digitalise, les murs des cités continueront à murmurer ce que les citoyens ont sur le cœur n’en déplaise à la loi défense d’afficher de 1881. Saviez-vous que cette loi fût promulguée justement pour autoriser la liberté de la presse en l’encadrant dans des endroits dédiés interdisant ainsi l’affichage sauvage ?

21 septembre 9:20 en haut des escaliers de la station Madeleine la police réceptionne les pèlerins, calmement. J’ouvre mon sac, l’agent y jette son regard expert, pas de gilets jaunes, pas de masques, pas de lunettes  «C’est bon monsieur, passez ».

Conscient, j’entre dans le piège rejoindre les autres manifestants encerclés par les forces de l’ordre. L’accès place de la concorde est « INTERDIT AU PUBLIC », normal. Aujourd’hui peu de manifestants porte du jaune par crainte de l’amende de 135€ : participation à une manifestation non autorisée.

 « Ne vas pas derrière l’église, ils raflent » m’avertit une voix masculine. C’est fort comme vocabulaire,  rafler ! A quand les stades, qui exagère ?

Je reconnais la démarche saccadée d’une dame âgées une canne à la main tenant de l’autre bras son mari. Ils sont connus ces anciens, ils possèdent l’expérience d’une vie bien intéressante qui s’est déroulée sur plusieurs continents. Nous avons échangé nos différents points de vue la semaine dernière. Je vous laisse les découvrir dans ce reportage :

 

Le désarroi de ce couple de gilets jaunes qui se dit "empêché" de manifester

 

GILETS JAUNES - "C'est de la persécution presque. Il y a de la méchanceté, commanditée en haut lieu. Ils [les policiers] nous disent, 'c'est les ordres'". Venus de l'Essonne pour manifester à Paris ce samedi 21 septembre, Jacques et Élisabeth, 74 ans chacun, mariés depuis 1968 et gilet jaune sur les épaules, ont eu toutes les peines du monde à se faire entendre.

https://www.huffingtonpost.fr

 

 

Nous sommes tous à la recherche d’informations, ou faut-il se rendre ? St Lazare, la police a chargé et gazé y compris dans la gare. Une manœuvre dangereuse. Boulevard Haussmann la cavalerie des motos se rue vers…………les champs Elysée. C’est le totem républicain qu’il faut protéger, le summum du bleu blanc rouge : l’arc de triomphe. A mes yeux, et il suffit de lire les noms gravés dessus, c’est surtout un machin militaire à la gloire des victoires impériales. Combien de types éventrés sur les champs de batailles ?

Je suis bloqué rue du faubourg St honoré et de la Boétie. Personne ne passe sans prouver qu’il a quelque chose à faire là. Il est encore tôt, les troubles de St Lazare ne sont pas encore arrivés jusqu’ici. Les visages restent détendus. Le concierge de l’hôtel Rochester, tout souriant, explique poliment aux touristes de se démerder autrement s’ils ne font pas partie de sa clientèle à 250€ la nuit. Un grand policier barbu arme aux poings se dresse face à une jeune femme charmante et tout sourire, elle non plus ne passera pas. La rue de Berri est « open » j’arrive sur l’avenue qui se prétend la plus belle du monde.

Remplie de policiers, ça ne rigole pas, une barricade de boucliers CRS interdit l’accès à l’étoile. Une légion romaine comme dans la BD. Subitement, sur ordre,  ce cordon sombre dans la lumière parisienne descend l’avenue. L’équipe CRS marche au pas en tapant sur les boucliers, baoum, baoum. Un coté All Black, c’est la coupe du monde de rugby.   

impressionnant ? intriguant à mes yeux. Un gilet jaune me disait il y a peu : un jour ils parqueront dans des stades. Je ne veux pas y croire. Je préfère y voir comme me le chuchote un monsieur mondain des chiens de cirque bien dressés plutôt qu’une milice d’un régime, d’un régime……vous avez compris.   

Face à eux des manifestants (qui n’ont pas le droit de manifester) chante la marseillaise : dispersion, sommation, lacrymo…. On connait la chanson. L’hymne nationale c’est dans les stades et devant les monuments aux morts le 11 novembre pas face aux forces de l’ordre. Force doit rester à la loi. Quelle loi ? celle de manifester.  

Une bagnole s’arrête près de moi : « il reste trois places nous allons au Luxembourg à la manif du climat qui veut monter » Solidarité dans la résistance. Si ça continue je vais m’acheter un gilet jaune sur Amazon’

Luxembourg ! Vous l’avez vu à la TV qui l’a répété en boucle : les méchants black blocs aidés par les gilets jaunes radicaux ont pourris la manifestation des gentils Greenpeace. Rassurez-vous chèr-e-s téléspectatrices et téléspectateurs l’ordre a été maintenu. Bla bla, interpellations nombreuses, d’anarchistes, de casseurs radicaux etc…  

ce n’est tout à fait ce à quoi j’ai assisté, j’ai sans doute mal vu à cause de l’intense fumée bleue des lacrymos. La manifestation pour le climat a vite tournée à la tempête. Quelques vitrines de banques ont volé en éclats, un ou deux abris de bus détruits et deux scooters brulés vives.

Qui a commencé ? Je ne veux pas croire que c’est la police, impossible dans notre pays.

Egard, les yeux rougis j’ai repris mes esprits aux pieds du maréchal Ney défiant de son sabre les CRS en embuscade boulevard de l’observatoire. Mon esprit retrouvé j’ai suivi le mouvement pour de nouveau me faire nasser et gazer boulevard Port Royal ou encore une légion de CRS en formation repousse la centaine de récalcitrants qui osaient défier la tranquillité du 13eme arrondissement.

Fatigué, je déserte le champ de bataille en me faufilant dans l’escalier menant à la rue Pascal en contrebas. Mes compagnons plus gilets jaunes que moi et surtout plus en état iront finir la soirée sur les champs Elysées.

Plus tranquille la marche du climat le 20 septembre 2019

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Gilets jaunes 07 et 14 septembre 2019

 

 

Je reviens en quelques phrases sur l’acte 43 du samedi 07 septembre.  Plusieurs rassemblements étaient annoncés. Je suis arrivé à celui de l’Arc de Triomphe,  mais trop tard. Les manifestants étaient déjà nassés avec une amende de 130 € par gilets jaunes. Avec d’autres personnes nous avons repris le métro à la rencontre du cortège autorisé par la préfecture : Cambronne- place de la Colombie. Le contact s’est établie rue Jean de La Fontaine.

Déception, peu de manifestants, peu de bruits, presque pas de média. Je me suis cru à une randonnée de retraités, les gilets jaunes ont les têtes blanches.  

Seul fait à signaler : un arrêt de quelques minutes à la villa Montmorency à l’heure du thé. Un ghetto de milliardaires dont un ancien président de la république et plusieurs patrons du CAC 40. Mais aussi celle qui chantait en 1991 « Génération Désenchantée, Nager dans les eaux troubles Des lendemains » Mylène Farmer. Désenchantée les gilets jaunes ?

Les quelques policiers en sentinelle aux grilles ont laissé faire le chahut perpétré par les plus gaillards.  Bande de vieux effrontés ! Même pas, personne n’a rien entendu, ce ne sont pas quelques sifflets qui dérangeront les résidents de cette enclave de 6 hectares partagés par 114 propriétaires.

Samedi 14 septembre 2019 : Acte 44, manifestation déclarée et acceptée par la préfecture. Porte de Choisy ils sont là, pas beaucoup mais les rangs vont s’étoffer au fur et à mesure du parcours qui reprend grosso modo les mêmes avenues que d’autres samedi mais à l’envers, rive gauche dans le sens d’écoulement de la Seine. Place d’Italie déjà plus volumineux le cortège marque une halte montrant aux forces de l’ordre qu’il ne suivront pas leur cadence.

Ils le gueulent bien fort : la rue, elle est à qui ? A nous, à nous.

Jésus pose sa croix, un apôtre lui tend un porte voix et le voici prêchant sa parole à quelques disciples. Il commence son sermon sur une symbolique :

 Mes fréres l’acte 44 est un signe, 4 + 4 font 8, couchez le 8 et vous obtiendrez le symbole infini. Aimez-vous ! 

 

Je veux bien. Il parle de paix, d’amour, je n’aime pas trop le catéchisme. Il bénie gilets jaunes car leurs actions peut nous mener au renouveau. Je voudrais y croire. Il béatifie ce jaune comme le soleil.  Effaçant du coup la tradition chrétienne qui ne glorifie pas trop cette couleur symbole de la trahison depuis Judas : Il portait une tunique jaune. Après tout tradition ne signifie pas toujours vérité, paroles d’évangile. Depuis le début de ce mouvement les religieux sont là, la tendance extrême-droite s’est retirée. Des gilets jaunes soutiennent la manifestation contre la PMA du 6 octobre tandis que d’autres déchirent ces mêmes affiches.

Les costumes cravates qui débâtent sur les plateaux TV en parle beaucoup de ce capharnaüm de tendance dans les gilets. Un échantillon du peuple de France selon eux. Ben ils devraient s’éloigner un peu de la maison de la radio pour vraiment le connaitre ce peuple de France. Qu’ils aillent boire une bière à Hayange, Vesoul ou Creil. C’est aussi vrai pour certains gilets jaunes qui manifestement ne trinquent pas souvent avec le même peuple de France que moi, celui que j’ai connu en usine. C’est vrai il y plus d’usine.

 Acte 44 les prisonniers politiques d’Iran se sont invités à coté de Julian Assange. Le pouvoir d’achat à quant à lui disparu. Je surprends Jacques et Isabelle avec mes propos. Le combat ADP ne sera pas le mien. Je suis là juste pour voir l’histoire défilé dans les rues, c’est mieux qu’à la télé.

Paris debout ! Souléves-toi. hurle une jeune femme. Boulevard de Grenelle cet écho ne fera pas beaucoup d’effet, mais il faut mettre l’ambiance car une TV américaine interroge l’organisatrice de la manif.  Jésus lui, attend son calice à la terrasse, le graal acte 44.

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Gilets jaunes 31 août 2019

 

 

Gilets jaunes Chalecos amarillos yellow vests 31/08/2019

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« Vous êtes fatigués ? » Question chantée par un ténor depuis l’arrêt bus.

« On n’est pas fatigués ! » enchainent en cœur les gilets jaunes répartis autour de la place Gambetta, départ de l’acte 42. Ce n’est pas un opéra mais une marche militaire

Il est midi les moins pauvres des gilets jaunes brunchent aux terrasses des brasseries, samedi 31 août 2019. D’autres se regroupent où ils peuvent autour de cette place encombrée de travaux. En attendant le top départ à 14:00 les copains discutent en montrant leurs pancartes, chaque samedi des nouveaux titres et phrases chocs s’affichent. Les TV sont là, ce ne sont plus les merdias du début qui n’avaient qu’à tendre le micro et pêcher le parfait populo qui fera peur ou rire les téléspectateurs accros à ces chaines d’intox. Les extrémistes qui appelaient Dieu ou l’armée à la rescousse pour culbuter le gouvernement ne sont plus là, tant mieux. Maintenant les TV étrangères repairent des manifestants convenables et attendent d’eux des discours argumenté anti Macron. J’aperçois devant le micro RT (russia today) A. un gars que je croise chaque semaine. Il n’a pas  l’air d’un casseur, présente bien et s’exprime correctement, le bon client. Depuis novembre 2018 il est là et vient de loin. Il n’habite pas à quelques stations de métro comme moi qui boudent si une correspondance de métro est un peu longue. Gambetta c’est OK, direct avec le 26 depuis mon canapé. A. vient en voiture depuis son village situé à plusieurs centaines de kilomètres, comme ce couple de Meurthe et Moselle qui se tape 300 km de nationale avec l’intention de sauver Julian Assange.

Je n’ai jamais entendu A. gueuler des injures outrancières à l’encontre des politiques. A. reprend espoir depuis que je l’ai quitté samedi dernier. Coincé en dehors du convoi par des policiers en civil ils l’ont averti « On t’a identifié, on va t’apprendre ». Son employeur dans la fonction public serait informé, des menaces à la STASI, de drôle de méthode qu’il faut répandre.

Mais il est là A.

Il s’interroge sur le futur, son futur dans cette société qui ne lui convient plus. Nous avons eu des échanges enrichissants, lui 30 ans plutôt rural excusez-moi de cet étiquetage. Moi dans la soixantaine, très urbain. Vous imaginez la confrontation amicale, je donne l’avantage à la jeunesse : Alors par où commence-t-on A. ? pour changer ce monde.

Sur un sujet je suis d’accord : le nouveau monde de Macron ressemble de plus en plus à l’ancien d’avant Jupiter. Grosse frustration ?   

14:00, rassemblement dans le calme, la procession embraye rue des Pyrénées. L’itinéraire sera de Gambetta à St Pierre autrement dit de la IIIe répu au paradis. Ce ne sera pas mon chemin de Damas, pas de conversion moi qui suis apostat en tout. Un anar alors ?

Est-ce parce que nous traversons le Paris populaire, celui chanté par Yves Montant et la môme Piaf, que l’ambiance est enjouée ?  Le drapeau de Che Guevara flotte sur l’avenue Bolivar, révolutionnaire. L’atmosphère monte, trois tambours jaunes donnent la cadence.  Les forces de l’ordre sont débordés dans ces rues étroites parsemées d’embuches. Les premiers de la cordée flicaille sont obligés d’avancer à reculons guidés par leurs camarades. Un jeune policier tombe à la renverse dans un parterre végétalisé. Il est à la merci de la foule jaune qui ne bronchera pas sans même se moquer de son valdingue. La castagne n’est plus là qu’on se le dise, dommage pour l’intox.  

Ils sont fatigués les policiers de Castagner. Cela se voit comme un nez au milieu de la figure. Grimace, inquiétude, sueurs, ces visages ne mentent pas. Ce parcours jusqu’à St Pierre aurait pu être extrêmement dangereux face à des casseurs intrépides. Nous avons traversé des zones de chantiers avec des barres métalliques, les détritus du marché Barbés ne demandaient qu’une allumette pour rallumer le feu et les belles vitrines de Montmartre si arrogantes n’ont reçu aucun pavé. Les gilets jaunes ne sont pas des casseurs même s’ils jouent au chat et à la souris. Bleu les chats et jaune les souris.

Un chat bleu s’est fait attraper par une souris rouge et noire qui a réussi à coller sur le bouclier  : ACAB, All Cops Are Batards. Un vieux slogan anglais de l’époque Thatcher, intéressant de le voir ici.

Place St Pierre, les chats n’ont pas pu empêcher les souris de se faufiler jusqu’aux marche du sacré cœur. Si l’acte 42 était un test je peux dire que les sourires étaient jaunes et les grimaces bleues.   

Comment ne pas penser à la commune de Paris devant ces drapeaux et écriteaux agités face à Paris. « On est là, on est là, même si Macron ne le veut pas » chanté sur la colline du temps des cerises cela interroge ?   

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Gilets jaunes 24 août 019

 

Gilets jaunes Chalecos amarillos yellow vests 24/08/2019

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Samedi 24 août, un jour avant la libération, rendez-vous métro Bir Hakeim. Les gilets jaunes fondent sous le soleil aussi vite que les glaciers d’Islande. De moins en moins nombreux au départ de l’acte 41, quelques-uns s’en désespèrent et se demandent vraiment s’il faut continuer le combat ? 
Quel combat ? C’est la question. 
J’en discute avec A. un ouvrier agricole de Normandie qui vient du calvados presque tous les samedis. Le pouvoir d’achat n’est plus la revendication principale, on en parle presque plus. Je lui fais remarquer que les gilets jaunes présent ici étant principalement d’île de France, les « sans dents affamés » caricaturés par les merdias sont très minoritaires. Ce ne sont pas eux qui consomment des cafés à plus de 2€ en terrasse mais bien des parigots, dont je fais partit, je ne me déguise pas. Mais attention ces nouveaux feux qui s’allument ne s’éteindront pas avec du pognon offert généreusement par le gouvernement car ces gilets jaunes récalcitrants ne font pas la mendicité. Ils tapent dans le systémique et c’est difficile d’acheter. Les politiques ne sont toujours pas les bienvenues dans leur mouvement libre et indépendant. 
Photo de famille devant la tour Eiffel avant le départ ou chacun exhibe sa revendication, ADP et G7 toujours là, le homard de Ruby n’est plus au menu, oublié. 
Je remarque quelques jeunes habillés de noir un peu nerveux, ils profitent de la pause déjeuner pour se frotter avec les forces de l’ordre. Un coup de bombe, une personne à terre, quelques cris. La responsable des GJ intervient à temps et expulse ces provocateurs.
La mascotte canine « Junior », le petit chien noir affublé de jaune, s’est perdu. Son homme de compagnie l’appelle, il est inquiet. Un street-médic ramène le fuyard dans ses bras, ouf. Tout le monde connait junior depuis 41 semaines. 
Dans les rangs j’écoute et interroge les manifestants. Le cortège s’est beaucoup étoffé le long du parcours. Ces ralliements les rassurent sur la mobilisation à la rentrée. C’est certain ils seront toujours là en septembre même si Macron ne le veut pas.

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Gilets jaunes 17 août 2019

 

 

Gilets jaunes Chalecos amarillos yellow vests 17/08/2019

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Dans quel monde Vuitton ! 

Acte 40, l’un et peut-être le mouvement social le plus durable de notre histoire républicaine. Peu, à part eux même y croyaient en novembre 2018, les gilets jaunes.

Cela va s’arrêter avec les fêtes de fin d’année, disaient les médias.  Un bon gueuleton gaulois et tout le monde restera chez soi. Loupé.

Le froid hivernal ? Toujours là les jaunes. Les arrestations et garde à vue n’ont pas freiné leur détermination, les yeux crevés et main arrachées ont faient de belles pancartes et des slogans évocateur que j’entends chaque Samedi.

 Que fait la police ? Elle crève les yeux !

Les vacances d’été, le tour de France, la ligue 1 ? Ils sont là, moins nombreux mais encore dans la rue chaque samedi. Ils le crient très fort dans Paris.

On est là même si Macron ne le veut pas ont est là. Ce sont plus tout à fait les mêmes et le mouvement semble ce concentré uniquement sur la capitale. C’est du moins ce que je vois dans les médias qui ne montrent plus les villes de province.

Alors pour le 40eme acte, c’est la météo qui s’en est mise, malgré la pluie les jaunes ont battu la pavé, de la place des fêtes à celle de la république sous la flotte.

 Samedi 17 août Il pleuvait autant qu’à Hong-Kong ! D’ailleurs ce défilé était aussi pour supporter la lutte démocratique des ressortissants de ce petit territoire sous « tutelle » chinoise. Tous les manifestants de Paris ne suivaient pas la banderole en soutien à Hong Kong, plusieurs s’en sont volontairement écartés prétextant que le capitalisme US et occidentaux se cachaient parmi les manifestants contre la chine rouge. Si les extrémistes de droite comme de gauche sont sortis du cortège jaune il reste encore des gens de conviction qui font des lectures et interprétations différentes de ces événements lointains.  Mon copain Hervé refuse catégoriquement ce soutien au « démocrates de Hong-Kong ». D’ailleurs sur ce sujet j’ai interrogé plusieurs ressortissants chinois en visite à Paris ainsi que des résidents en France :  la plupart soutiennent Pékin. Ce n’est pas trop ce que l’on essaie de nous faire avaler. Moi ? Je n’ai pas d’idée, c’est loin Hong Kong je n’y suis pas retourné depuis 1997 date de la rétrocession à Pékin.

Ce samedi, comme les autres, la police arrêta quelques individus qu’elle avait repéré. C’est aussi la police qui impose l’allure de marche. Le troupeau jaune de moins en moins nombreux est littéralement parqués par les chiens bleus en muselière, de drôles de coco ! Ils n’aboient plus beaucoup il faut dire que le troupeau se tient à carreaux.

Juste en moquerie aux barrières de boucliers policières des barricades de parapluie se sont dressées plusieurs fois dans le cortège.

Place de la république une vingtaine de policiers se sont retrouvés encerclés par des personnes trop turbulentes. Réplique, une jeune femme s’est retrouvée au sol vite secourue par les streets médic.

Dans quel monde Vuitton !

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Gilets jaunes 10 août 2019

 

 

Gilets jaunes Chalecos amarillos yellow vests 10/08/2019

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Vous verrez à la rentrée

Ce samedi 10 août ma motivation gilets jaunes ne fût pas assez forte pour marcher 10 km sur les boulevards des maréchaux.  A 10h j’ai étudié le parcours sur Demosphére le site qui énumère avec précision le parcours des manifs. https://paris.demosphere.net/. De la place Villiers dans le 17eme jusqu’au parc Citroën dans le 15eme. Curieux et n’ayant rien d’inscrit dans mon agenda j’ai sauté en début d’après-midi dans le métro gare de l’Est jusqu’au parc André Citroën, une zone parisienne que je connais mal où je devrais y perdre plus souvent mes pas perdus à découvrir Paris. La préfecture Police ile de France aux angles tranchants découpe le ciel nuageux dans les facettes de sa façade en verre. En face l’hôpital Pompidou sans aucune pancarte de revendications des services d’urgence en grève ce qui m’a étonné. Ou alors je ne les ai pas vu.

Les gilets jaunes sont de l’autre côté de la Seine, je les entends au loin. Je les rejoints sur le pont Garigliano, qui n’est pas un maréchal d’Empire mais une bataille de 1944 gagné par le général Juin. Bon ils sont encore là les gilets jaunes et le chantent toujours aussi fort. Je ne peux m’empêcher de sourire quand tout ce monde bariolé défile sous la façade TV fort boyard, cela donnera peut-être des idées au producteur : une épreuve gilet jaune.  Parmi les nouveaux drapeaux le tibet s’est invité sur un dos jaune. Tout ceci se termine calmement sur les pelouses André Citroën, j’échange avec plusieurs personnes et constate encore une fois la dispersion des « revendications » et j’ose le dire un peu d’utopie, mais ils y croient…………… Vous verrez à la rentrée !

Posté par images54620 à 11:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]